L'histoire du diamant Hope
Une étrange malédiction semble marquer le destin des propriétaires successifs du diamant Hope. Le joyau en provenance de l'Inde fut rapporté au XVIIIe siècle par l'explorateur et marchand de pierres, Jean-Baptiste Tavernier.

A en croire la légende, celui-ci l'aurait « arraché » à l'oeil droit de la statue de la déesse Sītā. De retour à Paris, il fit cadeau du diamant au Roi Louis XIV qui l'anoblit. Or le diamant devait commencer dès cette époque la série de ses maléfices. La première victime fut Jean-Baptiste Tavernier qui se trouva privé de ses biens et contraint de s'exiler en Russie où il mourut dans le plus grand dénuement. Pour avoir tenté de dérober le diamant, Nicolas Fouquet fut condamné à la prison à vie
Pendant ces temps, le destin continua de s'acharner contre tous ceux qui portèrent le diamant bleu. Le duc de Bourgogne, héritier du joyau de la couronne et son épouse Marie-Adélaïde de Savoie succombèrent à une rougeole maligne en février 1712, ne laissant comme héritier du trône qu'un enfant qui devait être le futur Louis XV.
En 1770, le Roi Louis XVI fit poser le diamant bleu rebaptisé « Bleu de France » sur un diadème qu'il offrit à Marie-Antoinette. On sait quel sort terrible fut celui de la Reine de France. Le diamant disparut totalement après son exécution en 1793. Selon la version la plus probable, le diamant « Bleu de France » aurait été volé par des révolutionnaires puis revendus à des bijoutiers havrais avant de rejoindre l'Angletterre où l'on perd sa trace pendant plusieurs années.
Le diamant de Tavernier devient le Hope
Une chose est sûre, en 1830, le diamant est la propriété de Lord Henry Hope, riche héritier d'une famille de banquiers britanniques. Hope lui donna son nom et l'offre à Miss May Joe, une ancienne danseuse qu'il s'apprêtait à épouser. Le lendemain de ses noces, la jeune femme disparaissait avec son amant avant de mourir quelques années plus tard dans la misère.
En 1909, il le vendit au bijoutier Londonnien, Adolph Weil qui s'en sépara au profit d'un négociant américain. Celui-ci le céda pour la somme de 400 000 dollars au sultan Turque Abdul Hamid II qui fut renversé quelques mois plus tard par une révolte populaire. À l'issue de l'insurrection, le bijou du souverain aurait été acheté par un riche propriétaire Espagnol qui périt la même année dans un naufrage. Lors des fouilles de l'épave, le diamant aurait alors été retrouvé par un scaphandrier, victime dans les semaines qui suivirent, d'un crime passionnel.
En 1910, le bijoutier parisien Simon Roseneau en fit l'acquisition avant de le revendre à Pierre Cartier qui l'offrit à Evalyn Walsch McLean, une riche héritière américaine qui contre toute attente, finira sa vie dans la solitude et la pauvreté. À sa mort en 1949, ses dettes furent réglées avec la vente du diamant au bijoutier américain Harry Winston qui en fit don en 1958, au Musée d'histoire naturelle de Washington où sont exposés aujourd'hui plus de 1000 pierres précieuses.
Depuis le diamant semble avoir perdu ses prétendus effets maléfiques.
